Huile solaire n'égale pas faible protection — mais souvent
Une huile peut parfaitement embarquer un SPF 30 ou 50 : la texture ne détermine pas l'indice. Le problème est que l'offre en huiles est historiquement concentrée sur les indices bas, hérités de l'époque des huiles de bronzage. Le réflexe utile est de lire l'indice sur le flacon et de ne pas déduire la protection de la sensation sur la peau.
Ce que couvre l'indice
Le SPF mesure la protection contre les UVB, responsables du coup de soleil. La mention UVA entourée d'un cercle indique une protection contre les UVA, impliqués dans le vieillissement cutané et les dommages profonds. Un produit sans ce logo protège de la brûlure, pas du reste.
La quantité, le vrai facteur limitant
Les indices sont mesurés à raison de deux milligrammes par centimètre carré, soit environ six cuillères à café pour un corps adulte. La plupart des gens en appliquent deux à trois fois moins, ce qui réduit fortement la protection réelle. Renouveler toutes les deux heures, et après chaque baignade ou essuyage, compte davantage que le chiffre imprimé sur le flacon.
Précautions propres aux huiles
Une huile s'étale vite et donne un film brillant qui peut laisser des zones oubliées : épaules, dessus des pieds, oreilles, nuque. Elle glisse aussi davantage à la transpiration. Enfin, aucune protection ne rend une exposition entre 12 h et 16 h anodine, ni ne dispense d'ombre, de tee-shirt et de chapeau pour les enfants et les peaux claires.
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